Les habitudes
Comme on le dit si souvent ce sont les plus petites choses qui nous font le plus mal et c'est malheureusement, la triste et la dure vérité. Sur ce point de vue là, la plupart des gens sont d'accord.
De même, toute journée d'apparence normale, voire même banale, peut se révéler être différente, selon la personne et cela se produit, la plus part du temps, lorsqu'on s'y attend le moins.
Selon la personne, celle-ci peut interpréter sa journée différemment, que ça soit en bien ou en mal, selon son point de vue ou son humeur du moment. Chacun est unique et tous sont différents les uns des autres.
Souvent, lorsqu'on qualifie sa journée comme « normale », cela signifie que tout ce passe comme d'habitude, sans grand changement ni déviation de la journée précédente, ni des autres journées d'ailleurs.
Pourtant, toutes les journées sont différentes. Aucune ne peut donc être qualifiée de « normale » car les hommes, c'est-à-dire nous tous, ne vivons pas tous les jours, la même chose.
Même si, pour nous, ces changements sont étranges et incompréhensibles, nous ne pouvons pas nier leur présence ainsi que leur existence, même si, parfois voire même, souvent, nous voulons les renier.
En tant qu'homme, nous vivons nos vies avec nos propres habitudes, et c'est ce changement, dans nos habitudes mêmes, qui nous fait le plus peur, qui nous terrifie et que l'on redoute le plus.
Pourtant, aucun de nous, à un moment ou à un autre, ne peut échapper à ce mécanisme infernal. Nous sommes tous obligés, voire contraints, à changer ces habitudes avec lesquelles nous vivons.
Comme le dit un dicton très connu, la vie est faite de grands changements et n'est pas un long fleuve tranquille. Nous devons tous être confrontés à notre lot de changements, un jour ou l'autre.
Pourtant, il faudra bien nous habituer à changer ces habitudes qui sont pourtant rassurantes, mais qui ne nous font pas tellement avancer car c'est dans le changement et la nouveauté que l'on peut avancer.
Nous sommes donc confrontés à un paradoxe : pourquoi donc changer nos rassurantes habitudes ? Pouvons nous continuer à avancer, tout en leur restant fidèles ou sommes nous contraints de les changer radicalement ?
La réponse à ces questions dépend de chaque individu. C'est l'individu lui-même a qui incombe la lourde tâche et la lourde responsabilité de changer ses habitudes ou pas, car il est différent des autres et ses pensées et ses sentiments sont, eux aussi, différents des autres.
Chacun possède ces propres habitudes, même si elles peuvent se rapprocher de celles des autres, elles sont uniques à chaque individu. Dans un groupe par exemple, les habitudes des individus qui le forment se combinent aux leurs.
Elles se combinent, elles ont certes quelques ressemblances, mais ce ne sont pas totalement les mêmes. Des habitudes uniques pour des individus uniques et pourtant, tous différents.
Dans la constitution d'un groupe, les individus doivent avoir le même comportement, la même attitude, les mêmes habitudes que les autres, pour espérer être intégrés au sein même du groupe.
Voici quelque chose de paradoxal : comment espérer avoir les mêmes caractéristiques que les autres, si chacun est différent et si personne ne se ressemble ? C'est pour cela que changer ses habitudes devient nécessaire.
Par contre, individuellement, nous n'avons pas à nous poser cette question. Nous changeons nos habitudes par rapport à nous même et non par rapport aux autres. Nous sommes les seuls concernés.
Tout cela pose à présent la question de l'intégration : comment pouvons nous nous intégrer dans un groupe ? De quelle manière pouvons nous nous y prendre ? Est-ce simple ou difficile ? Des questions auxquelles j'essayerais de répondre
